Brazzaville, le 3 mars 2025 – Une séance de travail s’est tenue ce lundi entre le Directeur Départemental du Travail (DDT) et trois associations des promoteurs des écoles privées du Congo : la Convention Nationale des Promoteurs des Écoles Privées du Congo (CONAPEPCO), le Collège des Promoteurs des Écoles Privées du Congo (COPEPCO) et la Nouvelle Synergie des Promoteurs des Écoles Privées du Congo (NOSPEC). Cette rencontre visait à clarifier certaines préoccupations liées au fonctionnement du secteur privé de l’éducation et à renforcer la collaboration entre les acteurs concernés.

Un vide juridique préoccupant
Le DDT est revenu sur une précédente réunion tenue à Pointe-Noire avec le ministre et les inspecteurs du travail, où le manque de réglementation spécifique à l’enseignement privé avait été déploré. Cette absence de cadre juridique complique la gestion des contrats de travail et la résolution des conflits.
Julien MVIRI, Deuxième Vice-Président de la CONAPEPCO et Président du Bureau Départemental de Brazzaville, a souligné que cette situation « expose les promoteurs à de nombreuses incertitudes et empêche une structuration efficace du secteur. Une réglementation claire est indispensable pour garantir un climat de travail serein et productif ».

Par ailleurs, la circulaire de la DACEPEG (Direction des Agréments et de Contrôle des Établissements Privés d’Enseignement Général) a été évoquée, mettant en lumière le besoin d’une meilleure coordination entre les instances administratives et les associations de promoteurs.
Des incompréhensions à dissiper
Un des points sensibles abordés concernait le contrôle des documents du travail au sein des établissements privés. La CONAPEPCO a été citée comme un obstacle à l’exécution de cette mission. Réagissant à cette inquiétude, Julien MVIRI a tenu à clarifier : « Nous obéissons à une disposition prise par notre Direction. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre de cette dernière. Si des ajustements sont nécessaires, c’est au niveau des instances dirigeantes qu’il faut agir ».
Le DDT a également rappelé l’importance de la rédaction d’une convention collective, un outil essentiel pour fixer un statut clair aux travailleurs du secteur privé de l’éducation. Il a encouragé les associations à manifester leur besoin afin d’accélérer le processus, soulignant que son service était prêt à les accompagner.
Des engagements concrets pour l’avenir
Dans une volonté de transparence, le DDT a demandé aux associations de lui fournir la liste de leurs membres pour mieux évaluer leur représentativité. En retour, la Direction Départementale du Travail s’est engagée à leur transmettre les statistiques des litiges impliquant les écoles privées, permettant ainsi d’identifier les principales difficultés et d’y apporter des solutions adaptées.
Julien MVIRI a insisté sur la nécessité de cette collaboration : « Nous ne sommes ni des opposants ni des obstacles. Notre objectif est de travailler avec l’administration pour garantir un cadre légal qui protège à la fois les promoteurs et le personnel enseignant ».

Un dialogue ouvert et constructif
La séance de travail, qui s’est tenue de 11h à 13h45, a permis d’aborder des questions de fond et d’ouvrir des perspectives pour une meilleure organisation du secteur privé de l’éducation. Un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’un dialogue continu entre les associations et les autorités compétentes afin d’assurer un environnement éducatif plus structuré et stable.
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