Une controverse née des similitudes textuelles
« En matière de recherche, la question centrale n’est pas la similitude en soi, mais la traçabilité des sources et la clarté de la filiation scientifique. »

Les similitudes relevées entre la thèse de doctorat soutenue par Henri Zoniaba Awesome et l’ouvrage publié ultérieurement par le Pr Abraham Coste Ndinga-Mbo ont suscité une polémique intense, souvent résumée à une accusation directe de plagiat. Or, toute analyse sérieuse exige de replacer les textes dans leur chronologie scientifique et dans le cadre des normes académiques.
La thèse : une production scientifique antérieure

La thèse de doctorat constitue une production scientifique formelle, soutenue, évaluée et validée avant la publication de l’ouvrage aujourd’hui mis en cause.
Selon les usages universitaires, un travail antérieur ne peut être tenu pour responsable de ressemblances avec un texte publié postérieurement.
« La chronologie des publications demeure un principe cardinal de l’éthique académique. »
Dès lors, la thèse ne saurait être l’objet d’une révision ou d’une mise en cause rétrospective sur la base d’un ouvrage ultérieur.
Un processus de recherche inscrit dans la durée
Il est par ailleurs établi que la thèse s’inscrit dans un processus de recherche plus ancien, nourri par des matériaux, des données et des pistes de réflexion préexistantes.
Cette situation est courante dans le monde académique et ne remet nullement en cause la validité du travail doctoral, dès lors que celui-ci a respecté les procédures institutionnelles en vigueur.
« La recherche scientifique est un continuum, non une succession d’actes isolés. »
Pourquoi la réédition du livre s’impose

La polémique actuelle trouve essentiellement sa source dans l’absence, au sein de l’ouvrage, d’une clarification éditoriale explicite quant à la filiation et à la chronologie des travaux.
C’est pourquoi la solution la plus responsable, la plus apaisée et la plus conforme à l’éthique de la recherche consiste à procéder à une réédition du livre, et non à exiger une révision de la thèse.
« En éthique académique, corriger un ouvrage, c’est réparer une omission, non reconnaître une faute. »
Une clarification éditoriale pour clore le débat
La nouvelle édition de l’ouvrage devrait intégrer, dès son introduction, une mention explicite permettant de rétablir la traçabilité intellectuelle des recherches.
À titre de proposition, le paragraphe suivant pourrait être inséré :
« Le présent ouvrage s’inscrit dans le prolongement de travaux de recherche antérieurs, dont certains ont été développés et formalisés dans une thèse de doctorat soutenue par Henri ZONIABA AWESOME. Cette thèse, antérieure à la publication du présent ouvrage, a elle-même bénéficié de matériaux, de données et de pistes de recherche élaborés au cours de travaux scientifiques plus anciens. L’ouvrage reprend et approfondit ces éléments dans une perspective synthétique et élargie. »
Pour une sortie académique par le haut
L’intégration d’une telle mention permettrait de désamorcer les accusations de plagiat, de rétablir la chronologie réelle des productions scientifiques et de clore le débat sur des bases saines.
Elle constituerait surtout un signal fort en faveur d’une culture universitaire fondée sur la transparence, la rigueur méthodologique et le respect des normes académiques.
« C’est par la clarté éditoriale, et non par la polémique, que la science progresse. »
Nos trois précédentes publications sur ce sujet…
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