Le saupoudrage de foufou (ou de talc) sur la tête des admis au BAC est une pratique festive bien connue aujourd’hui dans plusieurs pays d’Afrique. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’elle vient du Congo-Kinshasa (RDC), où elle existe depuis plusieurs décennies.
Une vieille tradition populaire congolaise
Depuis longtemps, en RDC, réussir un examen comme le BAC est un événement célébré avec éclat. Le foufou, plat de base dans les familles congolaises, y est plus qu’un aliment : c’est le symbole de la victoire, de la maturité, du mérite.
Se faire verser du foufou sur la tête, c’est comme recevoir une bénédiction collective :
« Tu as travaillé, tu as gagné, tu peux maintenant manger comme les grands ! »
À Kinshasa, cette tradition a longtemps été transmise de quartier en quartier, de promotion en promotion, bien avant l’arrivée des réseaux sociaux.
Une pratique exportée grâce aux réseaux sociaux

Avec l’explosion de Facebook, TikTok, Instagram ou WhatsApp, les vidéos d’admis couverts de foufou, de farine ou même d’œufs ont fait le tour de l’Afrique.
Résultat : la pratique s’est exportée dans plusieurs pays, notamment :
- Le Congo-Brazzaville
- Le Cameroun
- Le Togo
- La Côte d’Ivoire
- Et même dans certaines diasporas africaines en Europe.
Un rituel festif en pleine expansion
Aujourd’hui, dans de plus en plus de pays, “se faire saupoudrer” est devenu le signe visuel de la réussite au CEPE, BEPC, BAC et parfois même à un diplôme universitaire .
On le fait entre amis, en famille, parfois même dans les écoles — malgré les tentatives de certaines autorités de limiter ces débordements joyeux.
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